Jacqueline REVERDY

(1936)

(Présidente de la Fédération française d’équitation)

Née le 18 septembre 1936 à Paris, dans une famille où le père est cadre dans un laboratoire pharmaceutique. Après des études secondaires en Suisse où elle se forme dans les soins aux enfants handicapés, elle fait l’école de la Chambre de Commerce de Paris, diplômée. En 1956, elle rentre dans l’industrie jusqu’à 1961. Elle travaille dans les métaux non ferreux, s’occupe d’exportation.

Elle se marie en 1957. Elle a deux enfants en 1958 et 1961.

A partir de 1963, avec la sœur de John Kennedy, Madame Schriver, Jacqueline Reverdy participe à l’administration d’une association s’occupant de personnes handicapées mentales jusqu'en 1965 au moment de la naissance de son troisième enfant en 1965. Dans cette même période, elle effectue de nombreux déplacements en Afrique noire et y découvre ainsi une part importante de ses particularités culturelles. C'est la période de la décolonisation. Cette aventure contribue à forger une part de sa conscience politique, déjà éveillée en 1956 avec l'aventure algérienne et la découverte des logiques de domination des femmes.

A partir de 1967, Jacqueline Reverdy prend un emploi dans l’association AIHROP, Association pour les inadaptés handicapés dans la région ouest de Paris, basée à Rueil Malmaison dont la vocation est de s'occuper de transport des personnes handicapées à mobilités réduites. Cadre dans cette association, elle travaille en relation avec les responsables des collectivités territoriales et particulièrement les villes de St Quentin en Yvelines, Marne la vallée, Suresnes et même Marseille. Elle conduit à cette époque une série d'études qu'elle poursuit jusqu'en 1987.destinées à évaluer les besoins et les coûts.

 

Pour accomplir cette mission, Jacqueline Reverdy suit une formation spécifique à l'université de Créteil. Elle participe en tant qu'expert à des commissions spécialisées du Ministère des Transports. Elle met un terme à ses activités dans l’AIHROP suite à un désaccord avec la Direction.

La suite de la carrière professionnelle de Jacqueline Reverdy se confond avec sa carrière de cavalière. Cette carrière de cavalière et de sportive avait débuté en 1965, alors que Jacqueline Reverdy avait 31 ans, à Maison Laffitte.

Partie dans le Sud-Ouest, elle s'associera au développement du Club Equestre de Tartas connu pour être un des temples français du concours complet.

A cette époque elle se retire en Touraine à Courcoue, à côté de Richelieu. Jacqueline REVERDY alors crée une association culturelle appelée "Richelieu; point cardinal", avec quelques amis. Elle participe également à Amnesty International.

En 1995, au moment de l'élection de François LUCAS à la Présidence de la Ligue de Versailles, elle est élue au Comité Directeur de la Ligue des Sports Equestres de Versailles et devient membre du Bureau Exécutif. Elle préside la commission "formation".

A la démission de Jean-Pierre BURAY de la présidence de la commission formation de la FFE, et sur les conseils de plusieurs personnalités d'Ile de France à Pierre DURAND, celui-ci confie à Jacqueline Reverdy la présidence de cette commission

En 1998, lors de la démission de Pierre DURAND de la présidence de la Fédération Française d'Equitation, elle se présentera à la demande de celui-ci et à la demande des élus de la Délégation Nationale aux Sports Equestres, à la présidence de la Fédération Française d'Equitation. Présidence qu'elle obtiendra à une faible majorité contre le candidat du poney et du tourisme. Mise très rapidement en difficulté du fait de sa volonté de mettre la Direction Technique Nationale au service de la Fédération et de construire l'unité fédérale, elle sera finalement lâchée par les élus issus de la DNSE. Soutenue par les tutelles et les Délégations minoritaires, elle parviendra à faire l'accord sur la réforme statutaire et obtiendra 93 % d'avis favorables à cette réforme le 14 décembre 1999.

Se représentant avec une équipe large et oecuménique à la présidence fédérale le 21 mars 2000, elle sera élue avec une confortable majorité de près de 2/3 des voix. Élue sur un scrutin où tous les dirigeants des clubs français étaient électeurs, elle réussit alors son pari et construit l'unité fédérale malgré les réticences affichées de son concurrent et les obstacles qu'il dresse sur sa route.

Sources : informations fournies par la Fédération française d'équitation

Auteure : Evelyne Diebolt