Marie Monod

(1875-1967)

Fondatrice de la Société nationale féminine de rapprochement universitaire

Née en 1875, à Lyon, dans une famille protestante et cultivée — sa mère était issue d’une lignée de grands " soyeux " —, fille d’Émile Chavannes, ingénieur et lettré, Marie commença ses études dans un cours privé puis continua au lycée Edgar-Quinet. Elle entra à la faculté de Lyon, et travailla sous la direction de Sébastien Charléty. Par la suite, elle épousa le docteur Octave Monod, externe des hôpitaux.

Elle fut l’une des quatre fondatrices de la Société nationale féminine de rapprochement universitaire. D’abord trésorière, puis présidente de l’association (1923-1933), elle dirigea ensuite le Bulletin de l’Association des Françaises diplômées des universités, restant membre actif jusqu’à sa mort. Angliciste et germaniste, elle représenta l’AFDU, en 1924, au IIIe congrès de la FIFDU à Christiania (Oslo), en Suède. Elle assista ensuite à la plupart des congrès et conseils de la FIFDU dont, élue en 1932, elle fut la seule vice-présidente française avant 1940. Elle milita auprès de ses amies pour élargir le recrutement de l’association (femmes médecins, avocats, ingénieurs). Elle utilisa le " cercle de famille " pour soutenir l’AFDU. On lui doit, en grande partie, le Lexique analytique des termes universitaires internationaux, paru en 1939. En 1958, elle fut nommée chevalier de la Légion d’honneur au titre de membre fondateur de l’Association des Françaises diplômées des universités.

Auteure : Renée Gérard, extrait de : Nicole Fouché, Renée Gérard et al, " Soixante-quinze ans d’histoire de l’Affdu ", Diplômées, mars 1997, n° 180, pp. 1-76.