Marie Bonnet

(1874-1960)

Cofondatrice de l'Association française des femmes diplômées des universités (AFFDU)

 

Elle est née à Montpellier dans une famille de pasteurs et d’universitaires : ses deux grands-pères sont pasteurs et son père, Max Bonnet, est professeur de langues anciennes à la faculté des lettres de Montpellier. Famille de cinq enfants. Elle fait des études d’anglais et d’allemand. Au lieu d’enseigner, elle se lance dans un projet de " maison des étudiantes ", foyer féminin qui doit apporter une aide matérielle, morale et technique à ses jeunes pensionnaires : conseils, logement, orientation, mais aussi ouverture à des idées nouvelles et création d’un faisceau de relations. Avec l’aide de diverses personnes dont Monsieur et Madame Pichon-Landry, elle met sur pied une petite société qui crée la première " Maison de l’étudiante ", en 1901.

Après la guerre, en 1920, le Foyer universitaire féminin (Madame Cruppi), la Maison des étudiantes et la Société universitaire des amis de l’étudiante se réunissent à l’appel de Madame Pichon-Landry et créent une " Maison de l’étudiante ", dirigée par Marie Bonnet. Elle s’intéresse également aux initiatives des Américaines, au Foyer international et à Reid Hall et entretient de bonnes relations avec Miss Watson et Miss Leet. Elle contribue à la création, avec Madame Sanua, de l’Association des institutrices diplômées. Elle répond à l’appel des fondatrices de la Fédération internationale des femmes diplômées des universités, Miss Spurgeon, Miss Sidgwick et Miss Gildersleeve, qui souhaitent qu’une Association française adhère à la nouvelle fédération internationale.

Membre fondatrice, en France, de la Société nationale féminine de rapprochement universitaire avec Marie Monod et Marguerite Mespoulet, elle devient la secrétaire générale de l’association française. Elle mobilise le soutien de noms prestigieux : Siegfried, Stiehlin, Monod, dans le but de permettre l’expression d’une élite féminine. Elle est la première secrétaire générale de l’Association des Françaises diplômées des universités. Elle prend une part importante à la vie de la section russe et joue un rôle international comme membre d’une commission de la Fédération. Elle est déléguée à divers congrès.

Elle renonce à toute activité extérieure après la guerre. Elle devient chevalière de la Légion d’honneur, en 1933 .

Sources : Marie Monod, " Marie Bonnet ", Femmes diplômées, n°35, 1960, pp. 33-37. Renée Gérard, in Renée Gérard, Nicole Fouché, " Soixante-quinze ans d’histoire de l’Affdu ", Diplômées, 1997, p. XIV.

Auteure : Renée Gérard.