Claude Groussin

(1936)

Militante du mouvement Jeunes Femmes

 

 

Née à Oran en 1936 dans une famille protestante elle passe toute sa jeunesse dans une ferme dans les hauts plateaux oranais. Côté parternel, son arrière grand père Nicolas,instituteur suisse, est Arrivé en Algérie avant 1832. Il épouse une immigrée espagnole,une Mélia qui avait fuit la misère des Baléares.Il crée l’école d’agriculture de Rouïba, village qui devient le berceau de la famille Décaillet. Ils ont eu 16 enfants. Son grand-père, Barthélemy, épouse une italienne chassée de son pays parce qu’elle avait embrassé la religion protestante. Il a eu 7 enfants, son père André est le troisième d’une famille de 7. Il a fait du scoutisme et c’est dans ce mouvement de jeunesse qu’il a rencontré Lina aînée de 6 enfants d’ Henri Thirion et d’Alice Reboul. Côté maternel, un arrière grand père Henri Thirion a quitté la France pour des raisons politiques il venait de Franche -Comté, un autre le père d’Alice, y esrt venu pour évangéliser et fuir la misère. Il était originaire de la Drôme. Au fil du temps les deux familles sont devenus des propriétaires terriens dans les coins les plus reculés et les moins fertiles d’Algérie, dans les marais dans la plaine du Chélif et dans les terres dans les hauts plateaux.

Claude est la troisième fille d’une fratrie de 4. Elle devient cheftaine de louveteau à 16 ans. Elle fait une formation de jardinière d’enfant au collège Lucie Berger à Strasbourg. Rentrée en Algérie elle occupe le poste de directrice d’un jardin d’enfant et chargée des colonies de vacances des Ciments Lafarge. Elle se marie en 61 avec Bernard, jeune enseignant français.Arrivée en France en 1962, reclassement par les ciments Lafarge dans une usine du Sud Ouest adaptation dans un pays pas toujours hospitalier naissance de trois enfants, elle bénéficie de la loi sur le formation permanente et obtient un diplôme d’assistante sociale en 1973. Elle donne à ses enfants une éducation protestante. C''est dans cette paroisse d'Albi auprès de Claude Viguié qu’elle rencontre le mouvement Jeunes Femmes fondé par Suzette Duflo. Elle est attirée par ce mouvement féministe mais à l’écoute, militant mais qui a la formation permanente comme moyen elle la y adhère en 1973 après le congrès d’Alès. C’est un mouvement qui donne des outils pour la mise en place d’une véritable égalité. En effet les différents événements, vécus par Claude, lui ont fait prendre conscience de la place imposée aux femmes dans la société. Au mouvement jeunes Femmes elle rencontre : Yvonne Pelat responsable en justice, il n'y a pas de présidente, la direction y est collégiale, Christianne Delteil formatrice, Marianne Loupiac qui a été salariée.

A partir de ce moment, elle participe : aux séances d’information sexuelle dans les établissements scolaires — mise en place de la circulaire Fontanet- à la création de la maison des femmes en difficulté dont elle sera présidente de 1980 à 1981 après avoir mis en place une structure de type autogestionnaire, est nommée par le ministère des Droits des femmes en 1985 pour trois ans renouvelés trois fois au Conseil supérieur de l’égalité professionnelle est nommé par la ministère des droits des femmes en 1997 pour trois ans, renouvelé en 2000, au CNVA.

En 1997 elle participe au démarrage de l'action pour défendre la gynécologie médicale, elle est vice présidente de l'association : la santé des femmes en danger comité de défense de la gynécologie médicale. Elle est chevalier de l’ordre national du mérite.

 

Sources : Entretiens.

Auteure de la biographie : Évelyne DIEBOLT