Geneviève Bianquis

(1886-1972)

Membre de l'Association française des femmes diplômées des universités (AFFDU)

 

Née le 15 septembre 1886 à Rouen, elle est décédée à Antony (Hauts-de-Seine) le 24 mars 1972 âgée de 85 ans. Elle était la fille du pasteur Jean Bianquis et de Lucy Dugas, c'était la soeur d'Alice.

Après de brillantes études à Paris et à Berlin, elle a été reçue première à l'agrégation d'allemand en 1908 à 22 ans, événement rapporté par le Christianisme au XXe siècle. élève d'Andler, elle a obtenu un doctorat de l'Université de Paris avec la mention Très honorable en 1910. Geneviève Bianquis était la dixième femme reçue docteur es Lettres à la Sorbonne, mais une des deux seules à utiliser son diplôme dans un but professionnel.

Elle a enseigné d'abord à l'université MacGill de Montréal, puis dans des lycées en province et à Paris et a soutenu son doctorat es Lettres, en 1926, avec la plus haute mention, ce qui lui a permis d'accéder à une maîtrise de conférences à la Faculté des Lettres de Dijon où elle devint professeur de littérature allemande en 1930. à plusieurs reprises, les germanistes craintifs de la Sorbonne lui avaient barré la route du professorat.

Militante dans les organisations de gauche, elle défendait des idées proches de celles du Parti communiste. Elle fut membre de l'Association française des femmes diplômées des universités (AFFDU) et responsable du groupe de province de Dijon de 1947 à 1952 au moins. Révoquée par le gouvernement de Vichy, elle retrouva sa chaire à la Libération. Elle était chevalier de la Légion d'honneur.

Sources : Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français. - Christophe Charles, Les femmes dans l'enseignement supérieur, dynamiques et freins d'une présence, Avenirs et avant-gardes en France, XIXe-XXe siècle, hommage à Madeleine Rebérioux, La découverte, 1999. -Correspondance avec Jean-Claude Escande.

Auteure : Geneviève Poujol, 2003, Un féminisme sous tutelle.Les protestantes françaises 1860-1960. Paris , éditions de Paris.