(1924)
Responsable des Guides-de-France en Algérie, elle y a développé la pédagogie et les valeurs du scoutisme féminin pour une insertion et une promotion de la jeunesse féminine des deux communautés.
Née le 20 avril 1924 à Colmar (Haut-Rhin). Son père d'origine alsacienne et sa mère d'origine lorraine ont eu quatre enfants. Du fait de la profession de son père, magistrat, dans sa jeunesse elle a vécu dans plusieurs villes en particulier en Algérie, ce qui déterminera l'orientation de sa vie.
A la Libération elle rentre en France, elle passe un an à Dijon où elle est en relation avec une responsable de l'équipe d'art dramatique des Guides-de-France, fait un stage à Paris avec le mime Marceau et découvre une forme d'art et d'expression qu'elle ne cessera d'approfondir.
De retour en Algérie, de 1946 à 1962 son activité est totalement engagée dans l'éducation populaire et l'action culturelle. En 1946, elle prend la responsabilité des Guides-de-France dans le Constantinois puis, en 1952, de l'ensemble de l'Algérie. Elle prend conscience de la réalité de la situation algérienne. Avec son équipe régionale elle oriente les activités vers une découverte du pays, favorise la rencontre des deux communautés. A la demande du scoutisme musulman algérien (SMA), F. Becht organise la formation de futures responsables du guidisme algérien. Les activités de l'équipe des Capucines qu'elle crée, renouvelant les veillées, s'ouvrent au public et intègrent de jeunes musulmans.
En 1957, F. Becht est réclamée par le Service des mouvements de jeunesse et d'éducation populaire d'Alger où elle travaille avec H. Cordreaux. Elle fait partie d'une équipe itinérante et est associée au projet de mise en place d'un centre dramatique algérien qui permettrait de regrouper tous les jeunes talents dans les stages d'éducation populaire.
F. Becht fait partie du comité de rédaction de Consciences maghrébines, revue créée par A. Mandouze, alors professeur de lettres à l'université d'Alger.
En 1962, elle épouse R. Simounet. l'architecte. Retour en France et naissance de trois enfants. Elle continue son travail d'expression. Sa création est principalement orientée vers le sacré et la recherche liturgique dans les lieux communautaires avec des participants différents, comme des étudiants, des parents et enfants.
Sources : articles dans la revue Feux de France des GdF et archives des GdF.Auteur de la biographie : Marie-Thérèse Cheroutre, extrait de: Geneviève Poujol et Madeleine Romer, Dictionnaire des militants, de l'éducation populaire à l'action culturelle, Paris, L'Harmattan, 1996.