José Cambou
(1946)
France nature environnement
José Cambou naît, en 1946, à Montauban (Tarn-et-Garonne). Elle est la cadette d’une famille de deux filles. Son père, saint-cyrien, est officier de gendarmerie puis cadre au ministère des Armées et rapporteur au Conseil d’état. Il a des responsabilités dans une association de défense des gendarmes. Sa mère est agent de préfecture jusqu’à son mariage. Très bonne musicienne, sa mère aurait voulu être chef d’orchestre, ce qui était impossible pour une femme à cette époque. Elle a un certain temps continué à pratiquer la musique et n’a pas eu d’investissement associatif. Adolescente, José participe à des mouvements de jeunesse comme le scoutisme, et à des mouvements d’entraide. Au début des années 60 elle visite des familles algériennes dans les bidonvilles parisiens ; pendant ses années de lycée, elle s’occupe de la gestion de la bibliothèque de prêt paroissiale.
En 1963, à dix-sept ans et demi, elle est renversée par une voiture et doit être hospitalisée pendant plusieurs mois. Cet accident, dont elle garde quelques séquelles, lui fait reconsidérer toutes les perspectives de sa vie. Elle fait des études qu’elle a choisies. Elle obtient un baccalauréat scientifique. Elle suit des études scientifiques, commence une licence de biologie. Elle est auditeur libre à des cours d’organisation et gestion d’entreprises et à des cours de droit.
Elle se marie avec un ingénieur et, en 1969, a un fils. Elle participe alors aux associations de parents d’élèves. Son investissement militant associatif très envahissant, notamment sur les périodes des soirées et week-end, pèse lourd sur l’emploi du temps du ménage, et est l’un des facteurs qui les amènent à divorcer. Elle élève seule son fils, ce qui lui demande beaucoup d’organisation pour continuer ses activités militantes. En 1966, elle devient agent commercial dans le secteur de la parfumerie, poste qu’elle quitte en 1969.
En 1978, elle commence à militer dans l’association Union fédérale des consommateurs (UFC).
De 1978 à 1987, elle occupe différents postes à l’UFC “ Que Choisir ? ” de Toulouse où elle est responsable, puis présidente.
De 1982 à 1985, elle occupe un emploi salarié, celui de chargée de mission à la Fédération régionale en Midi-Pyrénées d’associations de protection de la nature et de l’environnement (Uminate).
En 1983, elle est membre de la mission formation à France nature environnement (FNE).
De 1985 à 2001, elle est nommée directrice d’Uminate. Elle continue ses nombreux engagements associatifs.
En 1988, elle se remarie avec un homme qui accepte son engagement militant. Ensemble, ils décident, fin 2001, qu’elle démissionne de son emploi salarié pour devenir associative à plein temps.
De juin 1989 à octobre 2001, elle est membre du Conseil international associatif pour la protection des Pyrénées (Ciapp). Elle a en charge le fonctionnement du siège social et elle s’occupe de la trésorerie.
De 1990 à 2001, elle dirige des groupes de travail : enquêtes publiques, Observatoire de l’eau puis de la commission information, pédagogie au Secrétariat Permanent pour la prévention des problèmes industriels (SPPPI) à Toulouse.
De 1990 à 2001, elle est administratrice à l’Observatoire régional des déchets industriels en Midi-Pyrénées (Ordimip).
En 1993, elle est responsable de la mission formation à la FNE. De 1993 à 2001, elle est pilote du groupe de travail “ sociologie et communication ” de l’Ordimip.
En 1994, elle devient administratrice et trésorière de la FNE.
En septembre 1995, elle devient vice-présidente de l’Ordimip.
En 2002, elle est secrétaire nationale de la FNE et, par ailleurs, pilote du pôle santé environnement.
En outre, elle siège :
- à la commission d’élaboration du Plan de protection de l’atmosphère (PPA) de l’agglomération toulousaine et à la Conférence permanente habitat-construction développement durable,
- au Comité consultatif de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur,
- au Conseil d’administration de l’agence française de sécurité sanitaire environnementale (Afesse),
- au Conseil national de l’air (CNA) et au Conseil national de la vie associative (CNVA).
En 2000, “ personne qualifiée ”, elle est membre du Comité de pilotage de l’inventaire historique régional des sites et sols potentiellement pollués en Midi-Pyrénées, et membre de la Commission régionale des aides de l’Ademe de Midi-Pyrénées.
En 2001, elle est conseillère au Conseil économique et social régional (CESR) de Midi-Pyrénées représentant les associations de protection de la nature et de l’environnement.
En février 2002, elle est secrétaire de l’association Les amis d’Uminate.
En mars 2002, elle est administratrice suppléante de l’Uminate).
En mars 2003, elle est administratrice titulaire de la fédération régionale Uminate.
José Cambou siège au Conseil National de la Vie Associative de 2000 à 2003 au titre de représentante de France nature environnement.
En 2003, elle reçoit la Légion d’honneur, remise par Liliane Elsen, membre du CNVA et pionnière du militantisme pour la protection de la nature. Elle a hésité à accepter la décoration, mais elle l’accepte pour trois raisons dont la concomitance est rare :
- que les femmes soient visibles dans leur action publique ;
- que l’engagement associatif soit largement reconnu ;
- que la protection de l’environnement et la promotion du développement durable soient promues.
Source : Archives de José Cambou et entretiens avec elle.
Auteure de la biographie : Evelyne Diebolt. Biographie publiée dans le livre Femmes d’action, femmes de conviction, publié par Femmes et associations en 2004.