Armelle de ROCHAMBAUD
(1933-)
Union féminine civique et sociale
Armelle Reille naît, le 26 avril 1933, à Cérelles en Indre-et-Loire, près de Tours. Elle est la cinquième d’une famille de six enfants, dont quatre garçons. Son père est peintre animalier et s’occupe d’une exploitation agricole en Touraine. Sa mère est militante de la Ligue féminine d’action catholique. Ses grands-parents maternels ont voulu donner une éducation soignée à leur fille. Née en 1897, sa mère avait passé son baccalauréat et suivi une formation d’infirmière dans le cadre des sociétés Croix-Rouge. À Cérelles, où habitent les Reille, sa mère est active, créant pendant la guerre de 1940 une consultation de nourrissons, faisant le catéchisme, visitant les personnes âgées et participant régulièrement au pèlerinage diocésain à Lourdes.
Armelle a une éducation religieuse catholique. Elle suit ses études secondaires sans problème et passe le bac de philosophie, puis fait deux années d’école de dessin. Elle est Guide de France. Elle se marie à dix-neuf ans, en 1952. Elle donne le jour à cinq enfants : quatre garçons (1953, 1956, 1957, 1963) et une fille (1964). Son mari travaille dans une société de négoce dont il devient un des directeurs.
En 1975, Armelle de Rochambaud adhère à l’Union féminine civique et sociale (UFCS) de Lyon, où elle réside, afin de suivre une formation à l’animation et un stage d’initiation à la vie municipale, pour pouvoir se présenter aux élections de 1987 ; elle y renonce en raison d’une couleur politique trop prononcée de la liste. Mais ces formations lui permettent de devenir animatrice à l’UFCS dans le secteur civique.
En 1980, elle est élue au conseil d’administration et participe à un large éventail d’activités.
À partir de 1983, elle partage son temps entre la Touraine et Paris. Son mari prend sa retraite en Touraine.
En 1986, elle est élue présidente de l’UFCS, pour trois ans. De nombreux voyages dans les équipes de province lui montrent les différentes facettes de l’association.
Au printemps 1989, elle entre au conseil municipal de Chanceaux et devient adjointe au maire de cette commune (une femme). La fin de son mandat de présidente de l’UFCS lui permet de s’investir davantage localement, tant dans l’équipe UFCS de Tours qu’au club des Aînés Ruraux de sa commune.
En 1990, nommée au Conseil National de la Vie Associative (CNVA) comme suppléante de Michèle Ravel qui démissionne rapidement, elle participe à la commission FNDVA et, en liaison avec Anne-Marie Durand, vice-présidente de l’Institut national de la consommation et responsable de cette activité à l’UFCS, elle représente ce secteur au CNVA. Dans une instance, elle retrouve Yvonne Pelat dans un commun souci de la promotion féminine, de même que Marie-Thérèse Cheroutre, Monique Mitrani, Marie-France Alexandre.
L’année 1993 voit la fin de son mandat au CNVA et ses activités associatives deviennent alors essentiellement tourangelles. Sa double appartenance aux Aînés Ruraux et à l’UFCS donne l’occasion à l’équipe de Tours de faire de nombreuses réunions d’initiation à l’euro dans les clubs et les foyers du troisième âge.
Actuellement, elle est secrétaire départementale du syndicat de la Propriété agricole et rurale de Touraine, et est élue assesseur au Tribunal paritaire des baux ruraux et à la Commission consultative des baux ruraux. Enfin, retrouvant sa formation initiale, elle s’occupe de l’Atelier d’expressions artistiques de Chanceaux (peinture et modelage).
Armelle de Rochambaud a siégé au Conseil National de la Vie Associative de 1990 à 1993 au titre de représentante de l’Union féminine civique et sociale.
Source : Archives personnelles d’Armelle de Rochambaud et entretiens avec elle.
Auteure de la biographie : Evelyne Diebolt. Biographie publiée dans le livre Femmes d’action, femmes de conviction, publié par Femmes et associations en 2004.