
Dominique Malvy
(1948-2002)
La Santé des Femmes en Danger, Comité de Défense de la Gynécologie Médicale
Dominique Abeles, naît à Paris, le 5 février 1948, d'un père avocat et d'une mère femme d’affaires.
Après avoir fait de brillantes études, elle entre à 16 ans à la faculté de médecine de Paris. Elle devient externe des hôpitaux de Toulouse pour préparer un CES de gynécologie médicale. Elle en sort diplômée en 1975. Son cursus universitaire sert de support à son engagement à militant pour défendre la cause des femmes. Très tôt elle milite au Mouvement de libération de l’avortement et de la contraception (MLAC) et au Planning familial, tant à Paris qu’à Toulouse, et enfin à Albi.
Elle se marie et travaille à Albi sous son nom d'épouse, Dominique Malvy. Trois enfants naissent : Muriel , Éric, Patrick.
En 1975, dès le vote de la loi Veil, elle crée avec le Mouvement français pour le planning familial un centre IVG à l’hôpital d’Albi. Elle y poursuit pendant longtemps une activité ; elle ouvre son cabinet médical en mars 1976.
En 1977, elle se présente aux élections municipales. Au cours de son mandat, elle organise des commissions extra municipales. Une réflexion autour de la maternité débouchera sur un livret d’information : Bien naître à Albi.
Son expérience de militante lui a fait rencontrer toutes sortes de détresse. Les réflexions et études chiffrés de la commission femmes aboutira à la création d’un centre d’accueil pour les femmes en difficulté. La Maison des femmes voit le jour en 1980, et le 8 mars 2005 elle est baptisée Maison des femmes Dominique Malvy.
Son charisme l’amène à mobiliser des millions de femmes, Des signes avant-coureurs l’ont fait réagir à la disparition programmée de la spécialité de gynécologie médicale. En 1997, après une enquête qui la convainc du désir des femmes de garder leur gynécologue médical, elle fonde une association : La Santé des femmes en danger, Comité de défense de la gynécologie médicale (CDGM) avec Claude Groussin, présidente adjointe, Gisèle Jeanmaire, présidente adjointe et Florence Montreynaud. De nombreuses miltantes viennent les rejoindre. Avec ses milliers de témoignages, ses milliers de signatures, le mouvement s’étend à toute la France. Dominique Malvy sera l’âme de ce mouvement qui organise 2 manifestations à Paris pour faire entendre la voix des femmes. Elle sait interpeller les médias qui ont contribué à faire connaître ce combat. La spécialité de gynécologie médicale est restaurée en 2003.
Ses amies écrivent dans l'hommage qu'elles lui rendent : "Elle participe très jeune aux mouvements de libération des femmes et cette prise de conscience a gouverné ses choix tout au long de sa vie : choix de son métier, choix de ses engagements militants, choix de la défense de la spécialité. Elle s’est battue inlassablement contre l’injustice. Elle nous laisse l’image d’une femme d’un grand courage devant les obstacles, une femme de conviction, loin des combats partisans et de pouvoir."
Débordante de vie, elle décède brutalement le 7 mars 2002.
La spécialité de gynécologie Médicale sera restaurée en 2003 . Ses amies écrivent dans l'hommage qu'elles lui rendent : "Elle participe très jeune aux mouvements de libération des femmes et cette prise de conscience a gouverné ses choix tout au long de sa vie : choix de son métier , choix de ses engagements militants, choix de la défense de la spécialité .Elle s'est battue inlassablement contre l'injustice. Elle nous laisse l'image d'une femme d'un grand courage devant les obstacles , une femme de conviction, loin des combats partisans et de pouvoir." Débordante de vie elle décède brutalement le 7 mars 2002.
Source : Documents du CDGM et entretiens. Versement en octobre 2006 des archives Dominique Malvy et CDGM aux archives départementales d’Albi.
Auteurede la notice : Evelyne Diebolt et Claude Groussin.