Eugénie Cotton

(1881-1967)

Membre de l'Association française des femmes diplômées des universités (AFFDU)

Née en Charente en 1881 au sein d’une famille modeste, elle intégra l’École normale supérieure de Sèvres en 1901 et en sortit agrégée de sciences physiques en 1904. Elle fut l’élève de Marie Curie, qui la recommanda pour enseigner à Sèvres. Elle collabora à des recherches avec Jean Perrin. En 1913, elle épousa Aimé Cotton, professeur à la faculté des sciences de Paris et à l’École normale supérieure de Saint-Cloud.

Elle fut très engagée, sur le plan pédagogique, sur le plan du féminisme et sur le plan politique. Devenue directrice de l’École nationale supérieure de Sèvres, elle y éleva le niveau de l’enseignement des sciences et y développa le laboratoire et les recherches. Elle fit rattacher Sèvres à l’enseignement supérieur. Elle adhéra à l’Association des Françaises diplômées des universités dès sa fondation. Avoir le soutien de la directrice de l’École nationale supérieure de Sèvres était capital pour l’association.

Proche du Parti communiste, Eugénie Cotton fut mise à la retraite d’office, en 1941, à cause de ses opinions. En 1945, elle contribua à fonder l’Union des femmes françaises et fut présidente de la Fédération démocratique internationale des femmes, jusqu’à sa mort. Elle était membre du Conseil mondial de la paix. En raison de ces engagements divers, elle n’accepta pas de responsabilités à l’Association des Françaises diplômées des universités en dehors du conseil d’administration. Elle fut cependant membre du bureau avant et après la guerre.
Eugénie Cotton fut toujours fidèle à l’association.

Sources : Renée Gérard, in Renée Gérard, Nicole Fouché, " Soixante-quinze ans d’histoire de l’Affdu ", Diplômées, 1997, p. XXIV.

Auteure : Renée Gérard.