Suzanne Carr

(1880-1939)

Fondatrice de l’Œuvre de lutte contre l’immoralité l’Étoile blanche

 

Née Suzanne Nicole, elle a épousé un Américain nommé Carr et connu de Paul Passy. Sa mère Mme P. Nicole était morte veuve en 1917. Présente à la Conférence nationale de Valentigney en 1909. Elle a été la cheville ouvrière de l’Œuvre de lutte contre l’immoralité l’Étoile blanche dont un des fondateurs était Aquilas Quiévreux. Elle en était Secrétaire déléguée depuis 1910 (Secrétaire général, Élie Gounelle). Suzanne a fait un projet d’adaptation des Girls Guides.

Elle a été à la première Commission Éclaireuse en 1912. Elle a parlé en juin 1912 des Éclaireuses à une Commission régionale des Unions de la Seine. En octobre de la même année, elle a parlé du projet provisoirement appelé “pionnières” à la réunion du groupe Sud-Ouest des UCJF. En 1914, elle a décrit dans L’Éclaireur, là où en sont les Éclaireuses unionistes. L’Étoile blanche dérangeait et on ne semblait pas vouloir la lier au destin des futures Éclaireuses. À partir de l'Étoile blanche, elle a organisé et promu la “Journée de la mère”..

En 1924, Suzanne Carr dirigeait L’Ami du Foyer, revue d’Éducation familiale, 25 rue Brézin. Le congrès de l’Étoile blanche fut relaté dans le Journal de la jeune fille .. Julie Siegfried, Ferdinand Buisson, Charles Gide, Mme G. Avril de Sainte-Croix; ont participé à ce congrès, dans la bonne tradition de l’Association protestante pour l’étude pratique des questions sociales (APEQS).

Suzanne Carr a milité à l’Union française pour le suffrage des femmes et fut membre de son Comité central de 1931 à 1939 au moins.

Source : Le Journal de la jeune fille. - Pierre Poujol, Socialistes et chrétiens, Le Cep, 1957.

Auteure : Geneviève Poujol, 2003, Un féminisme sous tutelle. Les protestantes françaises 1860-1960. Paris , éditions de Paris.