Marie Bruneton

(1877-1962)

Vice-présidente des UCJF

 

Née à Niederbronn le 11 novembre 1877, elle est décédée à Montmorency le 4 août 1962. Elle était la fille de Gaston Bruneton et d’Élisabeth Vernes, la petite-fille du pasteur Louis Vernes.

Elle a présidé l’Union de jeunes filles de Saint-Cloud qu’elle a rattachée à l’Alliance en 1900. Elle a été présente au 2e Congrès international des œuvres et Institutions chrétiennes féminines en 1900. En 1903, elle a présenté à la conférence des UCJF du groupe de la Seine un projet de maison de vacances qui se concrétisera en une “Villa des Unions” à Saint-Cloud (elle habitait Saint-Cloud). Présidente du groupe de la Seine des UCJF en 1907 en remplacement de Lydie Creissel, elle restera à ce poste jusqu’en 1923 où elle a cédé la place à J. Jud. Vice-présidente en 1908, puis trésorière en 1912 de la Société de dotation de la jeunesse unioniste fondée par Roger Merlin. Elle a présidé l’Association chrétienne du Travail féminin (Secrétaire Mme Gabrielle Sautter) et les Foyers de l’ouvrière qui étaient affiliés au CNFF et elle en était la déléguée avec Lucile Morin.

Le 1er février 1911, elle a publié dans Foi et Vie un article intitulé “Ouvrières et bourgeoises” où elle décrit la vie difficile et dangereuses des ouvrières et des employées. Elle a fait un appel aux jeunes bourgeoises. Elle a été la présidente de la première Commission Éclaireuse en 1912. Elle a donné des cours à l’École pratique de service social en 1913 (EPSS). Marie Bruneton, a écrit dans Le Christianisme au XXe siècle en juin 1914 sur le congrès des diaconats au Havre. Elle a adhéré à l’Association protestante pour l’étude pratique des questions sociales (APEQS) en 1914. Elle s'est rendue à la Conférence universelle de Stockholm en juin 1914 où elle a traité de La femme dans le commerce et l’industrie.

Son engagement comme infirmière durant la guerre a été important. Elle a été infirmière à Verdun puis infirmière dans l’armée d’Orient aux Dardanelles avec Thérèse Matter et Eva Durleman. C’est probablement là qu’elle a fait la connaissance de Marguerite Walther. Croix de guerre 1914-1918. À son retour, elle a parlé à une réunion du groupe de la Seine qui recevait les Américaines et a pris la responsabilité du Foyer des alliées 4 rue de la Vrillère.

Vice-présidente des UCJF en 1920, membre de la Commission exécutive française des UCJF en 1923. Elle a travaillé alors à la mise en marche de la Commission des œuvres sociales avec Miss Mary Dixon des Young Women Christian Alliance (YWCA) américaines, sous la présidence de Marguerite Matter. La COS a organisé des camps de vacances des directrices de foyers chez Renée de Montmort à Argeronne.

Source : Éric Bungener, Filiations protestantes, Éditions familiales, Vol. II, France, 1997. - Le Journal de la jeune fille. - Le Christianisme au XXe siècle, 27 mars 1919.

Auteure : Geneviève Poujol, 2003, Un féminisme sous tutelle. Les protestantes françaises 1860-1960. Paris , éditions de Paris.