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FEMINISATION DES NOMS DE METIERS EN FRANCAIS Suite aux nombreuses critiques se rapportant à la féminisation des nom des métiers dans les descriptions de nos publications, nous trouvons important de donner ces informations. Cette page a pu être réalisée grâce à la collaboration d'Anne-Marie HOUDEBINE-GRAVAUD, professeure de Linguistique et de Sémiologie au département de linguistique de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales-SORBONNE (UNIVERSITE RENE DESCARTES - Paris V a contribué activement à la rédaction du texte de la ciculaire de mars 1986 relative à la féminisation des noms de métiers, titres et fonctions ; cela d'autant qu'elle était membre de la commission de féminisation, mise en place par la ministre Yvette Roudy en février 1984 et présidée par Benoîte Groult. Ce dont témoignent de nombreux articles parus dans des revues nationales et internationales (Voir bibliographie succinte ci-jointe) et un livre récent sur la féminisation des noms de métiers en français et dans d'autres langues (Paris, L'Harmattan, 1998, 198 p.) dans lequel on trouvera la présentation de la circulaire de 1986 et les règles de féminisation des noms de métiers conformes au système de la langue française, qui féminise aisément et en tout état de cause bien plus que les blocages idéologiques et imaginaires ne le croient. REMARQUES SUR LES PROCEDURES DU FRANCAIS La dérivation et la composition sont deux procédés utilisés par la langue pour former des mots, outre les emprunts à d'autres langues. Remarque sur la dérivation
: le français féminise aisément par des règles
de dérivation, c'est à dire l'adjonction d'un élément
qu'on appelle affixe et comme il se place a à la fin du mot on
dit traditionnellement suffixe ; exemple épicier/épicière
; sur ce modèle huissier donnera huissière ; et d'après
citoyen/citoyenne, on aura informaticien / informaticienne, etc. Remarque : les suffixes anciennement utilisés esse pour ce terme (chéfesse) ou oresse pour les termes précédents en eur ou teur, sont en régression (cf. doctoresse, encore attesté mais non *professoresse, *autoresse, même s'ils ont été produits parfois dans les enquêtes, les potentialités d'une langue restant longtemps inscrites de façon sous-jacente dans les sujets parlants). Remarque sur la composition : un
autre procédé existe pour féminiser quand on hésite
sur la dérivation, exemple une femme-auteur, un auteur-femme. On
voit qu'alors les mots femme et homme sont utilisés comme des affixes
; ce qui est le cas dans bien des langues, qui emploient aussi des éléments
comme féminin ou masculin (cf. Alain Peyrefitte " ces hommes-féminins
que sont les femmes "). Féminisation des
noms de métiers en français d'après les REGLES DE
LA CIRCULAIRE DU 11-3-86 (J.O. du 16-3-86) reprise le 6-3-98 (J.O. du
8-3-98) Règle 1 : Dans tous les cas possibilité d'utiliser le masculin avec l'article au féminin (règle d'épicénie), exemple: une journaliste (voir règle 2a) une avocat (voir aussi règle 2b), une chirurgien (voir aussi règle 2c), une auteur (voir aussi règle 2d), une chef (voir aussi règle 3) Règle 2a : NOMS masculins
TERMINES par -e à l'écrit et consonne à l'oral règle
: masculin et féminin équivalents. Règle 2b : NOMS masculins
TERMINES par une voyelle à l'oral et à l'écrit règle
: masculin + -e. Règle 2c : NOMS TERMINES
à l'écrit par une consonne et à l'oral par une voyelle
orale ou nasale-ier, -at, -ent, -ien, etc. Règle 2d : NOMS TERMINES
à l'écrit et à l'oral en -teur, -iteur, -ateur règle
: féminin en -trice, sauf si un verbe de base est reconnaissable,
alors féminin en -teuse. Règle 2e : NOMS TERMINES
à l'écrit et à l'oral en -eur règle : féminin
en -euse, si un verbe de base est reconnaissable,. Règle 3 : NOMS TERMINES à
l'écrit et à l'oral par une consonne. BIBLIOGRAPHIE La féminisation des noms de métiers en français et dans d'autres langues, (sous la dir. d'A-M HOUDEBINE-GRAVAUD), Paris, L'Harmattan, 1998, 198 p. et dans cet ouvrage, Préface, p.11-15 et "De la féminisation des noms de métiers" , p. 17-39 2000 - Travail, genre, sociétés, 3, Réponse au texte de Nathalie Heinig sur la féminisation, p.169-189, dossier autour de l'ouvrage de 1998 - La féminisation des noms de métiers en français et dans d'autres langues, (sous la dir. d'A-M HOUDEBINE-GRAVAUD), Paris, L'Harmattan, 198 p. 1999 - Sexisme et linguistique, "Femmes, langue, féminisation : une expérience de politique linguistique en France", Nouvelles questions féministes, Revue internationale francophone, vol. 20, 1, p. 23-52. 1999 - Un siècle d'antiféminisme, Paris, Fayard, sous la dir. de C. BARD, "La féminisation des noms de métiers", p. 431-448. 1992 - "Sur la féminisation des noms de métiers en français contemporain - Etat des lieux après la circulaire", Recherches Féministes, vol. 5/1, Université Laval, Québec, p.153-159. 1990 - Les femmes et la langue, "La féminisation des noms de métiers. Des règles morphologiques et des méthodes utilisées. Etude du texte de l'arrêté et des résistances socio-idéologiques", Contrastes, Z'éditions, p.39-62. 1990 - "Une aventure linguistique, la féminisation des noms de métiers en France", dans Traduction et Terminologie, revue internationale de la CEE, éditée au Luxembourg, n spécial sur la féminisation des noms de métiers, titres et fonctions dans les pays de la CEE - et le Québec, p.91-146. |