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Dernière mise à jour le : 12 décembre 1999 |
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Ce secteur est le second par son importance numérique, 30.000 emplois créés entre 1990 et 1995. |
LE MONDE SPORTIF Les femmes sont, en général, absentes de la présidence des fédérations sportives. En 1999, aucune fédération n'est dirigée par une femme, sauf la Fédération d'équitation dont la présidente est Mme Reverdy. Mais quelques femmes ont siégé dans les comités directeurs des fédérations. Citons l'exemple de Nicole Dechavanne, qui a été présidente de la Fédération de gymnastique volontaire de 1980 à 1985. Elle m'a donné les raisons de son abandon de la présidence de la Fédération de gymnastique volontaire : ce sont des raisons financières. Cette fonction n'est pas rémunérée et s'avère très prenante. Il fallait qu'elle trouve le moyen de gagner sa vie. De 1985 à 1991, elle devient directeur technique national de la Fédération de gymnastique volontaire. Cet emploi est rémunéré. Elle était alors la seule femme, en France, à occuper ce type de poste. Elle a siégé au bureau du Comité olympique, où elle était aussi la seule femme. La Fédération des clubs omni-sports a établi des statistiques pour 1997-1999 sur la présence des femmes dans les conseils d'administration des 246 clubs membres de cette fédération, qui comptent 354.230 adhérents. 30% des membres dirigeants sont des femmes. Elles occupent moins de 10% des présidences. Ce secteur a déjà commencé à collecter des données sur la présence des femmes dans les associations sportives. Des travaux récents et nombreux s'attachent à évaluer la participation des femmes aux instances dirigeantes du monde sportif. Ces travaux, commencés il y a plus d'une dizaine d'années, ont été valorisés par la tenue des assises Femmes et sport organisées par la ministre de la Jeunesse et des Sports, Mme Buffet , un exemple le volley-ball. Depuis 30 ans, la pratique sportive féminine s'est considérablement développée : n les femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer une activité sportive au moins une fois par semaine : En 1968, elles étaient 9% à pratiquer et en 1997, elles étaient 32,5%. n La pratique sportive augmente et on peut observer une évolution du nombre de licences féminines dans les fédérations : En 1971, on comptait 1.316.151 femmes licenciées de fédérations sportives et en 1994, 4.315.955. En 1971 et 1974 les licences féminines, toutes fédérations confondues ont été multipliées par 3,28 ; ce qui représente un taux de progression de 228% en 23 années. Pour comparaison, les licences masculines ont été multipliées par 2,3 et présentent un taux de progression de 130,5%. Dans la majorité des fédérations il y a une baisse du nombre des licences féminines à partir de la catégorie " Junior " alors qu'à l'inverse ce nombre progresse chez les masculins. Enfin si l'on se réfère à la pratique au plus haut niveau, on note une évolution de la participation des femmes aux Jeux Olympiques. En 1948, elles étaient 9,5% à participer aux Jeux Olympiques, en 1992, elles étaient 29% et en 1996, 35%. Les femmes sont sous-représentées dans les instances sportives. L'analyse du MJS qui porte sur 50 fédérations sportives (102 répertoriées) fait apparaître la répartition par sexe du nombre de licences dirigeants : On compte 22% de femmes pour 78% d'hommes. Il est aussi intéressant de noter que plus on s'élève dans la hiérarchie moins les femmes sont présentes. En France une seule femme est présidente de Fédération sportive olympique, aucune femme n'appartient au Conseil d'administration du CNOSF. Dominique Petit s'est livrée à une étude sur la Fédération française de volley-ball à laquelle elle appartient. Elle compte 45.132 femmes licenciées soit 49,35% pour 46.317 hommes soit 50,65%. Egalement, elle constate 499 de femmes dirigeantes soit 25,43% pour 1.463 hommes sit 74,57%. Enfin, au Comité directeur, elle observe 5 femmes soit 15,6% pour 27 hommes soit 84,4%. |